eRRANCE OBSEDANTE DU REEL

L’entre deux,

Déambulation urbaine

 

24 images secondes de la vie d’une femme artiste ou l'obsédante errance dans le réel.

Genre /  Déshabillage symphonique

Des yeux pour entendre,

Des oreilles pour voir, 

Le désir pour respirer, 

Les mots pour sentir, 

L’odeur pour toucher, 

La peur pour aimer, 

La peau pour pleurer.

La voix ondule en roue libre.

Le corps  comme orchestre.

La lyre devine.

 

Provoquer les hasards, attraper les papillons à contre jour là où on ne les imaginait plus. 

 

Avec une boussole pour seul guide,

Revenons sur le banc occupé.

Revenons sur le banc vide.

Revenons sur la passerelle, sur cette place vide, sous cet arbre, sous ce sol vrombissant, sur le fleuve, sous le pont, loin de l’arche, proche de la dalle, à l’envers du décors, en surplomb. 

 

Un ciel se décale légèrement « de saisons mortes en saisons ivres ». Un son fraye un chemin de notes atonales jusqu’à la noël. Des atmosphères défilent sur la ligne de basse.  L’orchestre de nos pas perdus nous revient en plein coeur.

 

De quoi et pourquoi ai-je peur? Pourquoi suis-je émue? De quoi ai-je faim?

 

Où est le désir? 

Le jour et la nuit.

 

Où est la peur? 

Le lendemain.

 

À qui ressemble ce paysage? 

Autrefois.

 

À qui appartient ce visage? 

La ville.

 

À l’affut de la moindre archive, les hommages pleuvent. « Les vagues » de Virginia Woolf déferlent. « Intervista » de Fellini et tant d’autres.

 

Attentifs à la moindre réminiscence, 

Traversons les nouveaux espaces,

 

 

Un bal perdu, 10 de retrouvés.

 

Tout me touche, tout m’émeut, tout me terrasse.

 

Le moindre cadre dans l’espace ou dans le temps amorce le début d’un roman, la naissance d’une tragédie, la fin d’un poème ou pourquoi la fin d’une civilisation et le début d’une autre.

L’empathie grésille en arrière plan.

L’enfant transparaît sur chaque moue.

Un objet, un lit sur un trottoir sont adossés au mur. Ils retracent un itinéraire anonyme. 

L’émancipation ou la soumission se dissimulent derrière les rideaux des fenêtres. Les lumières s’allument, le jour tombe.

La note est donnée.

La rumeur gronde.

Les fragments d’un puzzle sont jonchés sur le bitume et les roses flânent sur l’étale.

 

 

L’obsédante errance dans le réel.

 

Jouer le contraste entre la banalité de la scène et sa densité.

 

« Combien de temps...

Combien de temps encore

Des années, des jours, des heures, combien ?

Quand j'y pense, mon coeur bat si fort...

Mon pays c'est la vie.

 

Combien de temps… ?

 

Combien ?

Je l'aime tant, le temps qui reste...

Je veux rire, courir, pleurer, parler,

Et voir, et croire

Et boire, danser,

Crier, manger, nager, bondir, désobéir

J'ai pas fini, j'ai pas fini

Voler, chanter, parti, repartir

Souffrir, aimer

Je l'aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand

Je sais qu'il n'y a pas longtemps…

Et que mon pays c'est la vie

 

Je sais aussi que mon père disait :

Le temps c'est comme ton pain...

Gardes-en pour demain…

 

 

J'ai encore du pain

 

Encore du temps, mais combien ?

Je veux jouer encore…

 

 

Je veux rire des montagnes de rires,

Je veux pleurer des torrents de larmes,

Je veux boire des bateaux entiers de vin

De Bordeaux et d'Italie

Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans

J'ai pas fini, j'ai pas fini

Je veux chanter

Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...

Je l'aime tant le temps qui reste…

 

 

Combien de temps... 

Combien de temps encore ?

Des années, des jours, des heures, combien ?

Je veux des histoires, des voyages...

J'ai tant de gens à voir, tant d'images..

Des enfants, des femmes, des grands hommes,

Des petits hommes, des marrants, des tristes,

Des très intelligents et des cons,

C'est drôle, les cons ça repose,

C'est comme le feuillage au milieu des roses...

Combien de temps...

Combien de temps encore ?

Des années, des jours, des heures, combien ?

Je m'en fous mon amour...

Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...

Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...

Quand le temps s'arrêtera..

Je t'aimerai encore

Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...

Mais je t'aimerai encore...

 

D'accord ? »

Texte de Jean-Loup Dabadie

 

ALLO LA TERRE!

 

RENCONTRE DU TROISIÈME TYPE

 

Faire se tutoyer les mythes.

 

Chaque individu est acteur, auteur, metteur en scène de sa présence au monde.  

 

L’intégration d’un décor sonore, poétique et musical oriente les émotions, les prolonge sur un nouveau versant.

 

 

La coutume locale balaye le spectaculaire. Tout le monde est protagoniste.

 

Qui ne rêve de se sentir corps et souffle?

 

 

Qui ne rêve d’entendre le bruit de son pas sur le sol qui se pose puis de l’autre sans savoir pourquoi ni comment?

 

Entrer en résistance grâce à la lenteur.

 

 

Oser un vis à vis du public avec une radio intérieure.

 

La frontière qui distingue l’art et le réel : La Mimèsis. 

 

II ne s'agit pas de reproduire l'apparence du réel, mais d'exprimer la dynamique, la relation active avec une réalité vivante.

 

Quand les mots sont plus fort que tout.

Quand les mots ré-enchantent le monde.

La litanie se transforme en un chant vibratoire, une danse cosmique.

 

 

Le Bras de fer des mondes parallèles s’annule.

 

Croisements 

circulaires des scènes de vie urbaines avec par analogiques des séquences puisées dans ma provision personnelle d’archives du réel ou  dans des fictions, des documentaires, au fil de la poésie, de la littérature et de la musique.

 

 

La répétition d’un même plan espacé sur une année invite à se familiariser avec  une vision alternative. Un tout, un ensemble,  une parcelle, la périphérie, le centre. Ces détails ré-orientent  la trajectoire à parcourir.

 

La  rencontre :

 

En vrai et par hasard.

En vrai et en déclenchant une action.

Avec des correspondances et des  analogies :

- En intervenant avec des effets spéciaux sur des matériaux brutes, visuels et sonores,.

 

 

Synchroniser comme des calques des archives du présent avec celles du passé, radiophoniques, audio-visuelles, artistiques, littéraires, historiques entrant avec des séquences récentes de la réalité grâce à des superpositions de calques.

 

Prendre du recule et distinguer à travers les coutumes des similitudes à travers les époques.

 

 

Extraire ce qui perdure.

Bruno Massa - LOGO.jpg
Logo-artprice.jpg
ARNET LOGO.jpg
Logo ARTFINDER-.jpg
Francony.jpg
Artscoop 5.jpg
Capture d’écran 2020-08-09 à 02.39.27-2.